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Immunologie

Mardi 28 novembre 2006

 

 « On sait depuis longtemps que le système immunitaire peut lutter contre le cancer » remarquait Daniel Olive, directeur du laboratoire de cancérologie et d’immunologie IFR 137 de Marseille, lors de sa conférence à l’Agora des Sciences (Marseille), le 22 novembre dernier. En effet, notre système de défense contre les agents pathogènes est également efficace contre les cellules tumorales (anormales). Ainsi, une immunodépression augmente le risque de développer un cancer. Mais aussi, certains pathogènes peuvent être oncogènes –entraîner un cancer. L’idée d’utiliser le système immunitaire pour prévenir ou guérir le cancer est donc prometteuse. L’exemple dont on parle le plus aujourd’hui est celui de la vaccination préventive contre le cancer du col de l’utérus, ou plus précisément contre le virus papilloma (hpv). Ce virus est capable de pénétrer au cœur des tissus du col, de perturber le fonctionnement des cellules et de les rendre cancéreuses. Le vaccin contient des composants du virus hpv pour que le système immunitaire soit ensuite capable de reconnaître et neutraliser le virus, en cas d’infection. La vaccination pourrait donc empêcher le développement de ce cancer, selon Daniel Olive.

 

D’autres recherches sur le thème immunologie-cancérologie sont en cours, notamment au laboratoire de cancérologie et d’immunologie de Marseille. Les chercheurs essaient de déterminer comment le système immunitaire peut contrôler le cancer. Ils travaillent sur des biothérapies contre le cancer, en particulier sur les vaccins thérapeutiques. Le principe de ces vaccins est de stimuler le système immunitaire défaillant d’un patient atteint d’un cancer, pour obtenir une réponse contre les cellules cancéreuses. « Il s’agit de recréer une réponse immune, mais ce n'est pas si simple. Le cancer a déjà altéré le système immunitaire et il faut donc le régénérer » expliquait Daniel Olive. Toutefois, ces thérapies expérimentales constituent un espoir pour les années à venir.

 

Par S. Etien
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Samedi 2 décembre 2006

Les cellules NK (Natural Killer) sont impliquées dans la défense de l’organisme contre le parasite responsable du paludisme - Plasmodium falciparum : c’est ce qu’a démontré récemment l'équipe de Sophie Ugolini et Eric Vivier de l'Unité Inserm 631  du Centre d'immunologie de l’Université de la Méditerranée de Marseille Luminy.

Ces cellules immunitaires dites « tueuses » ont été mises en présence de globules rouges infectés par différentes souches du parasite. Leur comportement est identique pour chacune des souches : elles sécrètent des substances pour « alerter » le système immunitaire. Contrairement à leur rôle habituel de « tueur »*, les cellules jouent ici un rôle recruteur et activateur d’autres types cellulaires. Les chercheurs ont d’ailleurs réussi à caractériser une véritable « collaboration cellulaire » entre cellules NK et macrophages**. L’implication d’une molécule connue dans la signalisation cellulaire – MyD88 – a été mise en évidence.

Ces résultats offrent de nouvelles pistes de recherche pour lutter contre le paludisme.

 

* Généralement les cellules NK détruisent directement les cellules infectées.

** Cellules du système immunitaire dont le rôle est de phagocyter, c'est à dire détruire en absorbant, les corps étrangers à l'organisme.

Par N. Jullin
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